La génération des obsédés n°2

liberté sexuelleLa libération sexuelle serait-elle donc encore d’actualité ? Ceci est tout à fait discutable. N’est-elle pas revendiquée avec fierté depuis 40 ans maintenant ? Qui, réellement, vit dans le passé ? Qui refuse la modernité ? Non, la modernité ce n’est pas une prétendue libération sexuelle, offerte pour sa plus grande joie au peuple depuis déjà des décennies : tout est permis, c’est fait, c’est bon, ton corps est à toi, grâce à papa, maman et leurs copains qui se roulaient dans l’herbe en chemise à fleur et monokini avec les autres. Non mais ça va bien maintenant, il faudrait peut être élever le débat.

Sauf que ce débat a eu du mal à s’élever, même s’il aurait dû, de toute évidence, toucher des questions plus profondes. Certes, des psychiatres se sont réunis pour protester, des médecins ont affirmé leur opposition, mais qui les a écoutés ? Le gouvernement lui-même, et c’est là la gravité de la situation, n’a jamais cherché à mettre en place cette confrontation dans les domaines de l’anthropologie et de la psychologie, mais a préféré continuer à nous jeter des regards méprisants, chargés de la haine réservée aux vilains ennemis de l’égalité que nous sommes.

Et maintenant, voyons ce qu’en dit Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes (vous alliez forcément y avoir droit à celle-là !) :

Signature of Aldous Huxley

Signature of Aldous Huxley (Photo credit: Wikipedia)

«  A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur fera bien d’encourager cette liberté-là. […] elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort ».

N’est-ce pas précisément ce qui s’est passé ? Notre président, quelques mois après son élection, qui, échouant sur les réformes économiques et sociales, allait faire passer en force une réforme de société sous de fallacieux prétextes de liberté, ou plutôt de libération, qui ont malheureusement encore fonctionné de nos jours. Endormis par des leurres et des fausses libertés, que l’on considère comme la liberté absolue, comment prendre le temps de réfléchir, de penser librement ? De toute façon le gouvernement pense pour nous… Après tout il a été élu ! Merveilleux, nous n’avons pas besoin d’exercer notre esprit critique, de penser à la morale : nos dirigeants pensent pour nous; la morale, désormais inutile, est remplacée par des idéaux républicains qui sont posés comme la perfection même, comme le seul but à poursuivre. Il faut vivre pour la république, comme le demande la république. Sinon nous ne sommes que des parias, et notre voix ne compte pas.

Cette prétendue liberté sexuelle est une fausse liberté. La conscience aujourd’hui  établie dans les cerveaux dès le plus jeune âge que tout est permis puisque rien n’est définitif (ni les idylles ni les grossesses), les prétendus « contrôle » et « régulation » sont là pour compenser une absence totale de contrôle de soi et de règles. Cette liberté est un leurre, et son plus grand tort est qu’elle se pose en liberté absolue, et qu’elle supprime la portée de l’acte sexuel en en effaçant toute conséquence.

Je pense que la grandeur de l’homme est ailleurs que dans les débats sur la sexualité moderne (les deux sont stériles), et je pense que le refus du mariage gay n’est pas un rejet des pratiques homosexuelles, mais reflète bel et bien une inquiétude quant aux conséquences sociales et psychologiques que recèle une telle loi, et que cette inquiétude, qu’elle soit fondée ou non, qu’elle soit la vérité ou non, mérite d’être considérée dans des dimensions plus honorables qu’une haine effrayée de l’homosexualité. J’espère que lorsque ceci sera compris, un vrai débat pourra prendre place, qui dépassera les conflits d’intérêts et les faux principes érigés en dogmes par des dirigeants douteux, qui dépassera les ridicules attaques de ceux qui ont le sentiment que leur sexualité est contestée, et qui élèvera l’homme à sa vraie place, celle de la philosophie, de l’esprit critique, de la conscience propre et de la recherche sincère du bien commun.

Ne plus écouter avec crédulité et confort intellectuel, mais toujours douter, toujours questionner, toujours chercher avec acharnement la vérité.

«Dès que l’individu ressent, la communauté est sur un sol glissant.»                            (Aldous Huxley, Le meilleur des mondes)

La communauté n’aime pas mettre en danger sa stabilité, c’est pourquoi elle étouffe les consciences et propose des plaisirs factices. A nous, jeunes hommes et femmes de France, de nous lever, de faire tituber cet équilibre trop facilement acquis, en éveillant nos esprits à l’amour et la recherche de la vérité.

V.P

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